IL FAUT CONSIDERER LES PASSIONS THEATRALES DE J MON ALTER EGO COMME DES PASSIONS A PART ENTIERE.J'AI PRIS UN IMMENSE PLAISIR A ECRIRE POUR LE THEATRE DURANT DE LONGUES ANNEES .DURANT MA PRIME JEUNESSE J'ETAIS ATTIRE PAR LE THEATRE ,CAR J'Y VOYAIS LE MOYEN IDEAL DE M'ECHAPPER DU MONDE REEL .VERS MES SEIZE ANS J'ETAIS TOMBE EN ADMIRATION DEVANT SHAKESPEARE .J'AI COMMENCE ENSUITE PAR ECRIRE DES PIECES DE THEATRE VERS DIX SEPT C'ETAIT MAUVAIS JE N' ARRIVAIS PAS A DEPLOYER MES TALENTS DRAMATURGIQUES COMME JE L'AURAIS SOUHAITE ;JE RATURAIS BEAUCOUP ET JE NE PARVENAIS PAS A TROUVER MA VERITABLE ECRITURE .J'ETAIS ATTIRE PAR DES PERSONNAGES ROMANTIQUES .J'ETAIS TOUT A COUP DEVENU ADMIRATIF DES HEROS HORS NORMES,J'AVAIS PRIS COMME MODELE TETE D'OR LE HEROS D'UNE PIECE DE PAUL CLAUDEL UN ECRIVAIN QUE J'AI RENIE PAR LA SUITE CAR IL ETAIT TROP REACTIONNAIRE.C'EST DURANT MON SERVICE MILITAIRE QUE J'AI TENTE DE FAIRE EMERGER LA PREMIERE PIECE DE THEATRE DE MA CARRIERE DE DRAMATURE IMAGINAIRE CAR SI J'AI BIEN PONDU DES PIECES DE THEATRE AUCUNE NA JAMAIS ETE REPRESENTEE SUR SCENE . LE THEATRE MA PERMIS EXPRIMER MES VUES SOCIALES ET POLITIQUES ;J'AI MEME THEORISE SUR LE THEATRE DANS MA PERIODE LA PLUS INTENSE.SI J'AI CONSERVE DE L'ESTIME POUR LE DRAMATUGE DU JOURNAL D'UN FOU EN CAMPAGNE ,C'EST QUE J'AIME TOUJOURS CETTE PIECE CINQUANTES ANNES APRES L'AVOIR ECRIS (D'AILLEURS CETTE PIECE N'EST Q'UNE RATURE,ELLE N'EST PAS TERMINEE;MAIS J'AIME LES BELLES RATURES ET CELLE CI EN EST UNE.)
UNE PIECE DE THEATRE ECRITE DURANT mON SERVICE MILITAIRE
LE JOURNAL D'UN FOU EN
CAMPAGNE (Fragments).
La pièce ne fût jamais achevée comme la plupart des autres manuscrits de cette époque.
UNE PETITE NOTE EN GUISE D'INTRODUCTION.
Je n'ai jamais réussi à terminer le Journal d'un fou en campagne (que j'ai entièrement écrit à l'armée pour ce qui en demeure écrit) l'extrait que j'en donne est purement symbolique, il est suivi d'un restant de manuscrit appartenant à un projet d'écriture avorté Okapoulkofou écrit aux environs de 1978- j'ai tenté de faire passer cet essai malheureux dans le cadre d' une maîtrise universitaire. Ce texte que j'ai perdu , aussi étrange soit il comportait déjà l'idée d'une sorte d'écriture autobiographie qui était à la fois textuelle et symbolique. Le héros du manuscrit ( d'origine cosmique) OKAPOULKOFOU, avait été avant de naître baratté trente fois dans l'océan primordial ( le ventre de sa mère) il en avait était expulsé pour finir car il faisait trop de bruit ; il donnait de grands coups de pieds dans le ventre de sa génitrice qui voulait l'empêcher de naître car elle se trouvait bien comme ça avec un ventre rond; sous l'emprise de la douleur provoquée par les coups que lui administrait son rejeton, elle finit quand même par lui céder et par accoucher . Le héros renaissait alors ( on imaginait qu'il avait déjà vécu d'autres vies auparavant) sur la terre sa patrie d'adoption. Sa naissance s'effectuait d'une façon peu ordinaire; notre héros renaissait sous la forme de trois corps. Le premier corps était celui de l'Écriture, le second corps était celui du Théâtre, le troisième corps était celui de la Peinture.
J'ai retrouvé par la grâce du hasard ; une partie de cet essai (sur lesquels figuraient des extraits du Journal d'un fou en campagne pour la partie théâtre) ; ceux ci étaient suivis d'une brève interview de l'auteur , réalisé à un moment ou il avait la mémoire plus fraîche que je ne l'ai aujourd'hui. C'est probablement le seul intérêt de ce manuscrit me remettre en mémoire ma vraie façon de voir de cette époque , c'est pourquoi j'en ai fais figurer à titre documentaire un très bref extrait ici.
Le journal d'un fou en campagne
FRAGMENTS
( Écrits en 1968)
PREMIERES SCENES
ACTE II
La répétition des jugements
Du Grand tribunal suprême
De la République de PANDAR.
Note:
Les personnages sont caricaturaux, ils ne représentent qu'une caricature cruelle de nous même, de nos lois de nos symboles, de nos valeurs morales, de notre système de pensée, de notre système économique. Ils suivent une règle du jeu cachée qui est celle qui se cache derrière notre société officielle.
Ils sont montrés comme surgissant d'un univers obscur; leurs costumes même sont des caricatures de ceux que nous revêtons.
Le pouvoir de ces " caricatures" peut revêtir des formes diverses; mais en dernier lieu il est toujours le fait d'une puissance que l'argent leur confère; toutes les autres valeurs ne sont que des subtilités qui servent à façonner l'esprit du public.
Ils jouent leur jeu en fonction d'une accumulation de mimiques appris par cœur, qui s'en qu'ils s'en rendent compte vont allé parfois à l'encontre des effets qu'ils sont chargés de produire sur les spectateurs.
PREMIER FRAGMENT D'ECRITURE:
LE PROCUREUR VICIEUX:
Le rôle de coupable anonyme est côté à cinquante centime aujourd'hui!
LE JUGE SUPRÊME: (Zélateur cynique et j'menfoutiste.)
Nous n'avons donc pas de scrupules à avoir. Comme vous pouvez le constater cher public, cet individu est coupable sur toute la ligne, il va de soi qu'il doit être pendu!
LES BOUFFONS: (En chœur)Qu'on le pende! Qu'on le pende!…il doit être pendu!…Il doit être suspendu!…jusqu'à s'en suive mort!…Couic!
LE PROCUREUR VICIEUX: ( à la limite de l'hystérie).
Oh! Non le billot! Le billot! Le billot! Je vous en supplie monsieur le grand juge suprême!
LE JUGE SUPRÊME( irrité).
Taisez vous ! Taisez vous tous!
(Sentencieux) La sentence est irrévocable, le coupable sera pendu! Le coupable sera exécuté en temps utile. (Exténué)Bon bref à présent qu'on amène le deuxième coupable.
On entend sur la gauche de la scène un grand chuchotement, ce sont les délibérateurs. L'un d'un s'avance et fait un signe au Procureur vicieux.
LE PROCUREUR VICIEUX:
Le représentant des délibérateurs demande la parole!
LE JUGE SUPRÊME(Suprême). Qu'il parle!
LE DELIBERATEUR:
(Sur un ton affecté)Nous ne voudrions pas nous immiscer inopportunément dans les débats; mais nous faisons remarquer à Monsieur LE Grand juge suprême les dangers qu'il fait courir à la représentation en négligeant de prendre l'avis des jurés; ceux si ont payés leur place assez cher pour qu'il leur soit permis d'accomplir les fonctions pour lesquelles ils sont ici. ( Technique) En d'autre terme nous conseillons à Monsieur le Grand juge suprême de ne pas rendre une sentence de but en blanc, sans y mettre les formes; c'est à dire en laissant auparavant aux jurés le soin de décider du sort des coupables, ou d'une manière ou d'une autre en faisant approuver ses décisions par eux! ( Il se courbe et dit Zamem sans s'en apercevoir, ce qui le rend parfaitement ridicule).
LE JUGE SUPRÊME au Procureur vicieux .(Long soupir).Faites savoir aux délibérateurs que j'accepte leur requête, mais qu'ils sont de vrais casse- pieds!( infantile) D'ailleurs je m'amusais, je sondais tout à l'heure uniquement l'esprit du coupable sans songer à mal…(Débile) je m'amusais! On peu s'amuser non! Eux aussi s'amusent, j'en ai vu un qui s'amusait!
LE PROCUREUR VICIEUX ( se tournant vers les délibérateurs).
La requête est acceptée. Monsieur le juge suprême…( il se reprend) Grand juge suprême! Monsieur le Grand juge suprême accepte votre requête, toutefois il ma dit de vous dire que vous êtes des casses pieds. Il ne s'amusait tout à l'heure qu'à sonder l'esprit du coupable sans songer à mal, il s'amusais au vue que vous aussi de temps en temps vous amusiez!( rire crispé) Voilà!
Chuchotement et protestation dans les rangs des délibérateurs, puis calme soudain à la nouvelle intervention du Juge suprême.
LE JUGE SUPRÊME(Pressé et irrité).Qu'on fasse revenir le premier coupable anonyme!
LE PROCUREUR VICIEUX:
Il est resté sur place!
LE JUGE SUPRÊME: ( s'adressant au coupable) Monsieur, nous allons reprendre notre enquête, Messieurs les délibérateurs sont insatisfait de la manière dont celle ci vient d'être menée.
Ainsi Monsieur vous êtes coupable !
Le COUPABLE ANNONYME.
Je suis coupable!
LE PROCUREUR VICIEUX: (en direction du coupable).
Monsieur le grand juge suprême! Je suis coupable Monsieur le grand juge suprême!
LE JUGE SUPRÊME: (Impatient fait signe de laisser tomber).
LE JUGE SUPRÊME:
Vous êtes coupable et anonyme!
LE COUPABLE ANONYME.
Je l'avoue Monsieur le grand juge suprême!
LE JUGE SUPRÊME:
Vous avouez aussi être juif!
LE COUPABLE ANONYME: Hélas! Je l'avoue Monsieur le Grand juge suprême; c'est la pure vérité et j'en suis tout confus!
LE JUGE SUPRÊME:
Vous acceptez donc ce rôle et en prenez donc toute la responsabilité?
LE COUPABLE ANONYME:
Je l'accepte Monsieur le grand juge suprême, sans conviction, mais je l'accepte; vu le prix des places ici, c'était la seule que je pouvais me payer. ( naïf) Je remercie Messieurs les délibérateurs de m'avoir proposé cette solution, au vue qu'il me manquait assez pour pouvoir tenir le rôle ils m'ont avancé la somme.
LE JUGE SUPRÊME; Jouez vrai! Jouez vrai! Et ( consultant son dossier) ne faites surtout pas allusion au fait que vous êtes comédien au chômage, cela ferait vraiment piteuse figure, misérabiliste au possible! Considérer vous plutôt en tout comme un coupable exemplaire! Nous avons besoin ici de gens absolument crédibles!
LE JUGE SUPRÊME:
(Se redresse emphatique et récite son discours sur un ton professionnel quasi mécanique)
Ainsi! Ainsi donc Messieurs les jurés, cet homme ( pointe son doigt) à menti. Il a tenté de dissimulé à la cour sa véritable identité, sous la simple étiquette d'un coupable anonyme, se cachait perfidie un juif! Ce crime déjà odieux par lui même, le sera encore plus à vos yeux, lorsque vous apprendrez que ce juif, est désargenté! ( jubilatoire) - Un juif désargenté nous aurons tout vu!- Cet homme qui a perdu toute référence positive à l'ordre social est un poids pour la société! Son cas est pour ainsi dire désespéré! Vous me comprendrez! Si encore il était noir , nous aurions pu sans hésiter le faire passer pour un violeur, ,mais un blanc, d'origine juive, sans argent, cela s'avère pénible à instrumenter…Qu'on me permette sans perdre plus de temps de demander sa mort par pendaison, car c'est le sort que l'on réserve en général entre nos murs à ces étranges coupables dit anonymes; ils sont coupables pour le seul fait du crime de n'être rien rien reine du tout! C'est la peste!BRRRR!Je suis sur que Messieurs les jurés sauront apprécier par eux même la justesse de mon raisonnement et qu'ils approuveront la sentence, et qu'ils feront Bla! Bla! Bla! …en sorte qu'elle soit bla! Bla! Bla! appliquées.( à part ) Qu'on en termine vite avec lui ; sont cas m'ennuie ferme, il fait trop peu un bon un excellent coupable! Bref examiner et trancher, avec la même indépendante humeur que moi.Bla! bla! Merci! ( Il s'essuie le visage). …Ca manque d'air conditionné ici! ( il sort un jouet et joue sur son pupitre avec pendant le cour laps de temps ou les jurés vont délibérer.).
LE PROCUREUR VICIEUX: Que disent les jurés?
Aussitôt les jurés se lèvent, tenant dans leurs mains une règle sur laquelle se trouve collé un disque rouge ( couleur des coupables).
Deux gardes harnachés d'une façon caricaturale emmène le premier coupable et disparaissent dans un recoin de scène.
LE JUGE SUPRÊME. ( joue toujours avec son jouet).Qu'on amène le deuxième coupable anonyme!
LE PROCUREUR VICIEUX: Amenez le deuxième coupable anonyme, c'est le désir du juge suprême!
Les gardes s'exécutent et l'escortent, il est grimé de blanc comme un pierrot.
LE JUGE SUPREME:((Range son jouet)Je vois sur votre dossier que vous êtes Sans papier et que vous n'avez pas pu payer en plus votre droit d'entrée dans cette pièce vu que vous êtes désargenté . Je pense Monsieur que vous ne ferez pas de difficultés, si nous vous collons sur le dos une condamnation exemplaire; comme nous sommes gentils, nous vous proposons le choix entre un rôle de noir contestataire, ou celui d'un arabe islamiste pro terroriste; cela vous convient il?*(rajout)
LE DEUXIEME COUPABLE ANONYME :Je refuse de jouer ce rôle j'ai été amené ici de force!
LE JUGE SUPRÊME: ( à part) C'est encore un plaisantin! Mais pour peu que le public soit susceptible, il risque de voir dans cette manifestation de rébellion un trucage destiné à le tromper; ( s'adressant au coupable) pour une scène officielle je vous précise que cette forme de défense est à proscrire! Il voudrais mieux pour nous tous, que vous acceptiez sans trop de difficultés l'énoncé des griefs que ce tribunal à décidé de vous octroyer.
LE DEUXIEME COUPABLE ANONYME: Je proteste de toutes mes énergies !Je n'ai jamais été d'accord pour tenir le rôle de coupable !On ma enrégimenté de force sans qu'il me soit possible de m'échapper!
LE JUGE SUPRÊME: Si vous êtes ici dans ce rôle de coupable, c'est que Monsieur le procureur et les gardes qui l'accompagnaient savaient à quoi s'en tenir sur vous. Oseriez vous déclarer que ce tribunal ici condamne sans raison!…Que faites vous vraiment en situation réelle…Vous êtes sans papier n'est ce pas! Pensez vous que quelqu'un qui est sans papier puisse protester comme vous le faites!.. D'ou venez vous en réalité?..
LE DEUXIEME COUPABLE ANONYME: Je l'ai oublié!
LE PROCUREUR VICIEUX ( le reprenant) Monsieur le grand juge suprême!
Un des deux garde bouscule le coupable, qui reprend malgré lui. Je l'ai oublié MONSIEUR LE GRAND JUGE SUPRÊME! Mais je suis blanc je tiens à le préciser, ni noir ni arabe , cela se voit non!
LE GRAND JUGE SUPRÊME: Etre blanc n'est pas une circonstance atténuante si vous êtes sans le sous; un blanc sans papier avec de l'argent on sait d'ou il vient un blanc sans papier sans le sous on le sait aussi!..(fier de lui)Vous voyez on ne peu pas tromper si facilement ce tribunal!.. Donc vous êtes forcé de reconnaître que vous appartenez à une couche sociale négative; parfaitement analogue à celle que nous désignons sous le terme de coupable devant ce tribunal; maintenant que vous soyez chômeur sans le sous nègre sans le sous, juif sans le sous, arabe islamo- terroriste, ou simplement une femme sans charmes, c'est du pareil au même. Il rajoute ( suave) quand je dis femme sans charme c'est à dire une espèce dévaluée semblable aux précédentes.; il faut quand même y apercevoir quelques cm davantage, car si le public n'aime pas les femmes sans charme, il a toujours quand même un léger pitié d'elles à cause de cela et de cela même, nous sommes obligé de tenir compte nous dans nos jugement …de cette faiblesse nous sommes obligé de tenir compte car.. ( l'air stupide) Rien à comprendre, avec le publique il faut s'adapter c'est comme ça!
Bref bla bla bla!Tout cela pour vous dire que de toute manière , et quoique que vous ayez en tête sur votre soi disant innocence; mettez vous bien tête - tant qu'elle tient sur votre tête!- ( content de son jeu de mot il en abuse et le répète deux fois stupidement) TOUT CELA N'EST QUE PURE FORME!…Ayez l'intelligence de le comprendre et de ne pas nous faire perdre nôtre temps qui est précieux!
N'oubliez pas que nous répétons une pièce, et que tout à l'heure le public impitoyable va nous observer, et qu'il est donc de bon ton que nous donnions une certaine consistance aux accusations que nous portons et par la même il est aussi nécessaire d'étoffer nos personnages.
Ce tribunal vous a proposé de choisir entre un rôle de noir et un rôle de crypto terroriste; mais si ces deux rôles vous déplaisent foncièrement; nous pouvons vous offrir un rôle de femme sans charme à la place! Qu'en pensez vous,? Cela vous siérait mieux peut être! Avec ou sans maquillage, vous ferriez une splendide femme sans charme, car à vous voir en homme c'est déjà franchement abominable. Bref Notez! Notez le bien!…
Ce serait vous faire une concession, car la pièce presse et nous n'avons pas de temps à perdre puisque nous n'en sommes encore qu'à la répétition. Dépêchez vous choisissez, notre patience à des limites!
LE DEUXIEME COUPABLE ANONYME:
Vous me prenez pour un dingue! Le marché que vous me proposez est complètement stupide! Je me fous de vos critères…je ne suis pas coupable un point c'est tout!
Les bouffons s'agitent. Ils secouent leurs grelots en criant grassement "- Il n'est pas coupable! Il n'est pas coupable!…Ils reprennent leur respiration .Ils n'est pas coupable! Il n'est pas coupable!
LE JUGE SUPRÊME:
Décidément, vous êtes plus idiot que je ne croyais; je vais vous en faire la démonstration ; auparavant je tiens à dire à Monsieur le Procureur Vicieux que de par ses fonctions de recruteurs, c'était à lui de s'apercevoir en premier de l'idiotie de l'individu …de l'individu qu'il a enrôlé; je lui demanderai qu'à l'avenir il fasse son travail avec plus de perspicacité, s'il ne tient pas à descendre dans mon estime et de son siège de premier assesseur de ce tribunal ( il grimace fortement). Car ici nous perdons du temps à cause de simples détails techniques qui auraient du être réglés depuis longtemps! Suspension de séance pour deux minutes!
DEUXIEME FRAGMENT
ACTE II
Reprise de la séance.
LE JUGE SUPREME:
S'adressant au coupable. Ainsi , d'une manière générale, vous refusez de vous soumettre aux critères moraux de ce tribunal, et tentez par là même de vous soustraire aux décisions de celui ci. Ce qui reviens à dire d'une manière plus précise que vous acceptez volontairement de vous trouver en infraction vis à vis des lois en vigueur dans notre humaine société. En transgressant publiquement la règle du jeu en vigueur sur cette scène, vous nous montrez d'une manière irréfutable, que vous êtes bel et bien coupable!
Le PROCUREUR VICIEUX.
Excellente démonstration Monsieur le grand Juge suprême!(Il applaudit)
LES DELIBERATEURS; Unanimes:
Excellent!
Le jurys applaudit également ainsi qu'une partie de l'assistance.
LES BOUFFONS:
Parodient.
LE PREMIER BOUFFON.
Excellente démonstration!
LE DEUXIEME.
Très belle…Très très belle démonstration!
LE TROISIEME.
En applaudissant et agitant ses grelots.
Il est coupable! Il est coupable…Irréfutablement coupable! Couic!
LE PREMIER BOUFFON.
Couac!
LE DEUXIEME.
Couic !
LE TROISIEME.
Couac!
LES TROIS BOUFFONS EN CHŒUR.
Couic! Couac! Couic! Cooouac!
LE JUGE SUPREME.
Silence!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Silence!
LES BOUFFONS.
Silence!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Silence! Monsieur le grand juge suprême demande le silence!
Le silence se fait.
JE JUGE SUPREME.
Magnanime.
Laissez le coupable s'exprimer!
LE COUPABLE.
Je n'ai rien à dire, je ne comprend pas ce que tout cela veux dire! Je ne comprend strictement rien à votre charivari! Je n'ai rien à dire à part que je ne suis pas coupable!
LE JUGE SUPREME.
Vous pouvez donc constater messieurs les jurés que malgré les preuves irréfutables de sa culpabilité, le coupable persiste à nier les faits qui lui sont reprochés. Je crois que messieurs les délibérateurs m'approuveront, si je déclare que pour hâter cette répétition qui n'en fini plus, qu'il faut en finir avec ce coupable indiscipliné, qui va jusqu'à nier l'évidence de sa culpabilité; situation insupportable! D'autant insupportable qu'il retarde cette pièce d'une façon honteuse, éhonté, scandaleuse inadmissible! C'est pourquoi je m'empresse de demander aux jurés la tête de cet individu rebelle et malsain. Je leur demande instamment de ratifier 'une manière impérative la sentence que voici:
" CET INDIVIDU QUE VOICI CE FAUX COUPABLE , COUPABLE!COUPABLE DE FAIT DE PAR SON ATTITUDE SEDITIEUSE INJURIEUSE BLASPHEMATOIRE DEVANT LE SUPREME GRAND TRIBUNAL DE LA REPUBLIQUE DE PANDAR EST COMDAMNE AU CHATIMENT SUPREME, DANS LES FORMES PREVUES AUX ARTICLES 21 ET 27 DU CODE D'HONNEUR EN VIGUEUR DANS LA SALLE.
Pour cette exécution serve d'exemple à ceux qui le suivront, j'insiste pour que celle ci ai lieu immédiatement!
Aussitôt après la déclaration du grand juge suprême, les jurés se lèvent unanimes et agitent dans leurs mains gantées de blanc, l'insigne des coupables.(Un disque rouge).
LES BOUFFONS .
Font de même en agitant leurs chaussures.
LE JUGE SUPREME .
Je crois que l'affaire est réglée!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Un instant! Messieurs les délibérateurs de la république de PANDAR manifestent le désir de prendre la parole!
LE JUGE SUPREME.
Quoi encore!
LE PROCUREUR VICIEUX.
La procédure leur en donne le droit.
LE JUGE SUPREME.
Bon qu'ils la prenne!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Ou est elle?
LE JUGE SUPREME.
Qu'ils prennent la parole espèce d'idiot!
LE REPRESENTANT DES DELIBERATEURS DE LA REPUBLIQUE DE PANDAR.
Sans vouloir nous immiscer particulièrement dans ce débat, nous tenons à faire remarquer à Monsieur le grand juge suprême qu'un supplément d'explication destiné à démontrer au coupable sa culpabilité objective nous paraît nécessaire.
Le coupable nous paraît d'un niveau mental inférieur à la moyenne, puisqu'il n'a pas reconnu sa culpabilité alors qu'elle sautait de toute évidence aux yeux. Surtout nous pensons qu'il est de notre devoir de ne rien négliger qui puisse donner à cette répétition, un caractère hautement juridictionnel qui sera très apprécié du public présent habitué nous savons tous aux modes opératoires de la justice traditionnelle, et sensible sans doute au fait qu'une procédure complète soit mise en œuvre afin de démontrer la haute culpabilité de notre coupable.
Nous insistons surtout , sur la nécessité de démontrer au coupable que nous ne plaisantons pas! Il n'a pas l'air de se rendre compte, qu'en niant les faits qui lui sont reprochés, qu'il abrège sa vie d'un laps de temps extrêmement appréciable pour lui; nous sommes persuadés, qu'avec un peu de bonne foi, ce dernier comprendra l'avantage qu'il y a pour lui de collaborer avec le tribunal.
Connaissant les talents oratoires de Monsieur le grand juge suprême, nous sommes persuadé qu'il parviendra sans peine à le convaincre de coopérer.
Sinon naturellement Couic!
Toutefois les délibérateurs font remarquer à sa majesté que si nous procédons à chaque répétition à l'exécution d'un nouveau coupable; nous aurons du mal de recruter; il vaudrait mieux ne pendre les coupables qu'à la scène principale.
LE JUGE SUPREME.
Comme ne peux pas m'opposer sans nuire aux bons fonctionnement de la justice de notre tribunal aux vues éclairées de ses délibérateurs je vais donc prendre en compte leur remarques.
S'adressant au procureur vicieux. Monsieur le procureur seriez vous assez aimable pour demander de nouveau au coupable s'il est coupable! Nous allons reprendre la procédure.
LE PROCUREUR VICIEUX.
S'adressant au coupable.
Monsieur le juge suprême vous a demandé de répondre. Répondez !
LE COUPABLE.
Vous ne me ferai pas avaler un crime que je n'ai pas commis. Non je ne suis pas coupable!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Le coupable maintien sa position.
LE JUGE SUPREME.
S'adressant au coupable.
Alors écoutez ce qui va suivre avec attention, car c'est la dernière chance que nus vous offrons de sauver votre tête à cette répétition, jusqu'à la principale. Sans doute Monsieur vous êtes certains d'être non coupable; je le vois car vous semblez de bonne foi. Pourtant je vais vous montrer quel âne vous faites quand vous refusez de vous réconcilier avec nous. Depuis que la république de Pandart existe c'est toute la société qui a changée le saviez vous? Voyez vous, tous les acteurs sur cette scène ont du payer leur droit d'entrée sur cette scène; et vous Monsieur qu'avez vous payé? Des clopinettes! Le publique exige des coupables c'est dans sa nature, il aime le spectacle de la mort; tous les publiques sont les mêmes, sans mort ils se plaignent; le publique à une appétit féroce de coupable; comme toute le genre humain le public de la république de Pandart adore voir fonctionner la justice d'une façon exemplaire surtout quand il a payé si cher sa place pour avoir le droit de siéger sur les bancs de notre république ; je dis d'une façon exemplaire, et surtout sans faille!
Comprenez moi, la place que vous occupez dans cette salle est la même que vous occupiez hier dans l'ancienne république de Pandart au temps ou elle était encore soumise aux dictats des imbéciles et des pauvres; dans la nouvelle républiques de Pandart en vérité les règles du jeu se sont à peine modifiées; nous les avons seulement rendues un peu plus opérationnelles! Si hier la société qui vous gardait en réserve, ne vous vous désignait pas nommément comme coupable; c'est qu'elle avait encore les moyens de subvenir à vos besoins puisque vous faites partie des éternels insolvables, je dirais même qu'elle a subvenu à vos besoin cette république stupide jusqu'au moment ou ayant fait faillite par sa générosité ; elle a du renoncer à ses admirables principes. Aujourd'hui dans la république de Pandart chacun paye avec ce qu'il a. Vous payez de votre vie le droit d'assister comme acteur à ce spectacle qui a t'il là d'extraordinaire?.. puisque vous n'avez rien d'autre!. Qui vous nourrira demain? Qui nourrira votre famille? Convenez en avec moi, chaque chose à un prix La nouvelle République de Pandart a fixé le nouveau prix des choses une fois pour toute; et il est beaucoup plus en rapport avec la réalité. Notre nouvelle république de PANDAR est beaucoup plus réaliste que la précédente, si elle vous a nourri gratuitement jusqu'à aujourd'hui, c'est qu'elle vous gardait en réserve vous et vos semblables pour une représentation théâtrale de justice sociale en vue de démontrer à la fois l'efficacité la logique et l'exemplarité de notre nouvelle justice.
Si nous vous demandons de tenir le rôle de coupable avec conviction, ce n'est pas pour nous faire plaisir; c'est simplement parce que vous appartenez réellement à une nouvelle race de coupable. En quoi cela est il exceptionnel; les sociétés changent; leur valeurs aussi; les critères de la justice aussi; pourquoi nier cette évidence qui saute aux yeux; dans notre nouvelle république vous êtes coupable! M'avez vous compris?
LE COUPABLE.
Se tenant la tête à deux mains.
Je ne sais plus! Je ne sais plus! A quoi ça sert de me dire tout ça! Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas coupable!
LE JUGE SUPREME.
Cet individu est vraiment borné! Je crois malheureusement que nus n'avons pas d'autre recours à son encontre que de l'expédier en enfer.
Gardes procédez à la Couiquification!
LE JUGE SUPREME.
Emparez vous de lui qu'on le fasse monter sur le cheval à roulettes symbole de la justice de Pandart!
LE JUGE SUPREME.
Faites justice!
LES BOUFFONS.
Justice! Couic! Justice Couac! C'est la république Couic, cest la république Couac, c'est la république de Pandart!
UNE PAGE DU MANUSCRIT D'ORIGINE
TROISIEME FRAGMENT
ACTE II
LE JUGE SUPREME.
Qu'on fasse monter le coupable, sur le cheval à roulettes, et qu'on procède à la bénédiction du coupable!
On fait monter le coupable sur le cheval à roulettes à l'aide d'un tabouret, le flagellateur opérant pousse le cheval dans l'intention de le placer sous la potence; il fait quelques mètres et s'immobilise, car le cheval est coincé ; il fait d'énormes efforts pour le décoincer sans résultat.
LE JUGE SUPREME.
Impatient.
Alors que se passe t'il?
LE FLAGELATEUR SUPREME.
Le cheval est coincé Monsieur le grand juge suprême!
LE JUGE SUPREME.
Aidez le bande d'abrutis!
Le grand flagellateur ainsi que deux gardes viennent l'aider.
Note: La caste des flagellateurs comprend: Le flagellateur suprême, le grand flagellateur, et le flagellateur opérant, chacun possède un insigne propre , et une parure .
LE JUGE SUPREME.
Dépêchez vous! Dépêchez vous! Nous perdons un temps fou, cette répétition n'en fini pas!
(L e procureur vicieux répète la même chose ainsi que les bouffons l'un après l'autre.)
Le groupe qui pousse ( en chœur) - Ça y est le cheval est décoincé!
LE PROCUREUR VICIEUX.
- Ça y est le cheval est décoincé Monsieur le grand juge suprême!
LE JUGE SUPREME.
Je l'ai bien vu! Je l'ai bien vu! Mais maintenant ou est passé le condamné espèces d'imbéciles!
Le groupe s'affole.
LES BOUFFONS .
En chœur.
Ou est passé le condamné! Ou est passé le condamné! Le condamné à disparu!
LE FLAGELATEUR SUPREME.
Très excité.
Je l'ai vu, bien vu, contrevu et revu !IL est là! Il est là! Je l'ai zieuté! Il est planqué sous le bicot!
LE GRAND FLAGELATEUR.
IL est tombé du cheval Monsieur le grand juge suprême, c'est quand on a du démarrer!
LE JUGE SUPREME.
Qu'on le relève espèces de roquets! On perd du temps! On perd du temps pour des choses qui ne devraient pas être!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Remuez vous un peu bande de larves!
Note: La scène suivante s'explique par le fait que les acteurs ont poussés le cheval beaucoup trop fort; celui ci s'est décoincé d'un coup, déséquilibrant le condamné.
LE GRAND FLAGELATEUR.
- Ça y est tout est en ordre!
On roule cheval sous la potence, on passe la corde autour du cou du coupable, le grand flagellateur aidé du flagellateur opérant barbouille le corps du coupable de sauce rouge et de plumes.
LE FLAGELATEUR SUPREME.
La bénédiction du coupable est terminée Monsieur le grand juge suprême!
LE JUGE SUPREME.
Bien assez perdu de temps, qu'on procède à l'exécution!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Au flagellateur suprême.
Paré!
LE FLAGELLATEUR SUPREME.
Au grand flagellateur.
Paré!
LE GRAND FLAGELLATEUR.
Au flagellateur opérant.
Paré!
LE FLAGELLATEUR OPERANT.
Paré!.. Paré!.. Paré!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Qu'est ce qu'il attend!
Allez top là!
LES BOUFFONS .
Allez top là!
LE FLAGELLATEUR SUPREME.
Allez top là!
LE GRAND FLAGELLATEUR.
Allez top là!
LE REPRESENTANT DES DELIBERATEURS.
STOP!
LE JUGE SUPREME.
Quoi stop!
LE GRAND FLAGELLATEUR.
Intercession urgente des délibérateurs!
LE JUGE SUPREME.
Trop tard qu'ils passent par les voies officielles!
Jeu comique simultané de situations. Le représentant des délibérateurs coure péniblement ( car son costume outré et ridicule l'en empêche)en direction du pupitre ou se trouve installé le procureur vicieux, et lui tend une feuille de papier. Le procureur vicieux la prend met son binocle,la lit , écrit sur le papier, puis fait usage de tampons ( la scène est grotesque).
Pendant ce temps, le flagellateur opérant aidé de deux gardes se met à pousser le cheval à roulette. Le coupable reste suspendu dans le vide.
LE GRAND FLAGELLATEUR.
La sentence a été appliquée!
LE FLAGELLATEUR SUPREME.
Le coupable est pendu!
LE PROCUREUR VICIEUX.
En direction du juge suprême.
Une plainte des délibérateurs!
LE JUGE SUPREME .
Lit la plainte.
LE PROCUREUR VICIEUX.
Les délibérateurs font remarqué qu'une entorse a été commise à la loi; le tribunal à oublié de demander comme l'indique l'article 76 l'âge du coupable; d'autre part les délibérateurs font remarquer à Monsieur le grand juge suprême qu'il a omit de demander une dernière fois au coupable avant sa pendaison s'il était bien coupable; cela créerait un fâcheux incident si la presse qui assiste à la représentation faisait le constat de cette garance, il faudrait mieux procéder dans la stricte légalité. D'autre part; le condamné a oublié de signer son permis d'inhumer, il doit le faire sinon nous n'aurons pas l'autorisation de l'enterrer ; dernière requête, nous demandons à ce que sa femme qui assiste à la représentation puisse venir l'embrasser une dernière fois.
LE JUGE SUPREME.
La première demande est accordée, la seconde aussi, la troisième aussi; quand à la quatrième vous irez vous faire foutre, nous avons assez perdu de temps dans cette répétition.
Qu'on ranime le coupable et qu'on procède selon les normes!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Ranimez vite le coupable ordre de la cour suprême!
Deux gardes suivit du flagellateur opérant se précipitent sur le coupable déjà pendu et tentent de le soutenir par les pieds; on ramène le cheval à roulette et on le place à proximité du coupable; tandis que le flagellateur opérant tente fait la respiration artificielle sur le coupable à moitié inanimé. On le remet debout, il retombe.
LE JUGE SUPREME.
Le coupable est il ranimé?
LE GRAND FLAGELLATEUR.
Le coupable s'est remis, puis il s'est révanouit!
LE JUGE SUPREME.
Pressez!
LE PROCUREUR VICIEUX.
Pressez!
LE GRAND FLAGELLATEUR.
Ca y est le coupable est presque ranimé!
LE JUGE SUPREME.
Parfait, replacez le coupable sur le cheval à roulette avant qu'il ne reprenne tout à fait ses esprits, repassez lui la corde autour du cou, il verra de cette manière que nous ne plaisantons pas! Et que nous ne l'avons pas ranimé pour rire!
FIN DES FRAGMENTS
INTERVIEW
Tirée d'Okapoulkofou vieux manuscrit ou figurait cette interview.
X: Penses tu qu'il était possible de monter cette pièce lorsque tu là écrit?
.D: Au moment ou j'ai commencé par l'écrire j'en étais persuadé, après j'ai du changer d'avis puisque j'ai cessé de continuer à l'écrire.
X: C'est une pièce gauchiste?
.D: Pourquoi gauchiste?
X: C'était l'époque en 68.
D: Lorsque j'ai écris cette pièce, je situais toutes les actions dans l'optique du fou. Le fou n'apparaît que plus tard dans la pièce, il apparaît comme un personnage clés .Pour comprendre la pièce il faut savoir qu'au départ elle commence par un personnage qui se trouve seul sur la scène, ce personnage c'est le fou lui même , mais au départ on ne le sait pas ; ce personnage écrit; ce qu'il écrit c'est ses mémoires; c'est à dire cette pièce que l'on va jouer. Cette pièce c'est le journal de campagne d'un fou en fait. Le titre journal d'un fou en campagne donne déjà l'idée des événements qui vont se produire. Je crois qu'il n'y a rien autre à dire sur cette pièce ; c'est le journal d'un fou en campagne c'est tout; la campagne étant prise au sens militaire du terme , on peu donc supposer que le fou joue un rôle pour le moins actif dans cette campagne c'est tout.
X: Ça ne te tente pas de prolonger cette pièce?
D: J'y ai renoncé.
FIN D'INTERVIEW
Lorsque j'écrivais le journal d'un fou en campagne, j'étais réceptionniste dans un hôtel sous off....